La bête, d’après Magritte 2012

Avec La bête, je reprends et interprète une peinture de René Magritte, intitulée Je ne vois pas la… cachée dans la forêt, peinte en 1929. Il n’y a pas de pensée en dehors des mots, écrivait Merleau-Ponty et l’on pourrait ajouter : et non plus d’identité. La femme dans l’œuvre de Magritte n’est pas nommée, elle n’est qu’une représentation plutôt ingénue. Cette absence langagière fait disparaître, selon moi, la femme dans ses multiples dimensions, tant obscure que sexuée. La femme sauvage, la femme déesse, la femme désirante, est souvent victime de dénégation. Je propose d’aller regarder de l’autre côté des choses et donne à voir la forêt qui abrite la bête; ce qui fait partie aussi de la nature féminine. Une nature sombre et inquiétante que je refuse de nier ou d’effacer.

Exposition : Disparaître, Diagonale, Montréal, commissaire: Stéphanie L’Heureux

Crédit photographique : Paul Litherland

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